Liste de souhaits

Suivez-nous sur:

FacebookTwitterInstagramYoutubeGoogle+

Newsletter

Critères de qualité pour le papier Traditional FineArt

Nous prenons grand soin de la qualité depuis 1584. Notre entreprise existe depuis plus de 400 ans et produit le papier d’après les standards de qualité les plus élevés. Sans ces exigences, l’entreprise ne pourrait pas jouir d’une si longue tradition. La position de leader sur le marché international nous oblige à assurer la plus haute qualité aux produits «Made in Germany».

Composition

Elle influence de façon importante la qualité du papier. L’aspect, et en particulier la résistance du papier, dépendent, dans une grande mesure, de la qualité des composants utilisés. En fonction des composants employés, on distingue le papier pur chiffon, le papier contenant une partie de chiffon, le papier sans bois et le papier à bois. Le papier pur chiffon est composé de 100% de fibres de lin ou de coton et il est le plus précieux.    Le papier contenant les fibres chiffon se compose généralement en 50% de fibres chiffon et en 50% de cellulose. Le dernier type regroupe les papiers à prix moins élevé, composés en 25% de chiffon pur et dans le reste de cellulose.

Faces du papier (contrôle)

L’aspect de la surface du papier est un critère de qualité très important et décide de la qualité du travail avec lui. Chaque papier a deux faces; la face qui entre en contact avec le tamis est appelé côté toile (verso de feuille). Elle est souvent un peu irrégulière et comporte des traces de ce contact. En cas de papiers en couleur, en général, une face est un peu plus foncée car les pigments se déposent au-dessus. Le recto de la feuille est appelé côté feutre ou beau parce qu’il entre en contact avec le feutre. Il est plus lisse et d’habitude plus clair car les fibres sont réparties de façon plus régulière. Le pourcentage de charges est ici plus élevé.

Transparence, opacité et translucidité

La transparence indique si le papier est un papier à grain rugueux ou fin. L’opacité est liée d’une part à l’épaisseur du papier, mais de l’autre part, le pourcentage élevé de charges du papier entraîne une opacité importante. En générale, la translucidité du papier est une propriété indésirable. Évidemment, ce n’est pas le cas du papier transparent et celui qui sert à dessiner les détails. Plus leur translucidité est élevée, plus ces types de papiers sont appréciés. C’est particulièrement important en cas d’épreuves et de microfilmage des dessins.

Encollage

L’encollage est particulièrement important en cas de papier à écriture et à dessin. La colle unit les fibres et les charges du papier, bouche les pores et empêche l’encre de se glisser dans ces pores et de s’étaler.

Il existe deux types d’encollage : interne et de surface. L’encollage interne consiste à ajouter de la colle à la pâte dans la cuve. Quant à l’encollage de surface, la colle est appliquée sur la surface sèche du papier. L’encollage incorrect peut être facilement reconnu : on voit alors des lignes zigzagantes translucidant le papier ou les fibres du papier se détachant de sa surface. Le papier fortement encollé, après être plongé dans l’eau, produit une couche beurrée sur sa surface.

Résistance

En fonction de l’emploi du papier, on applique différentes méthodes permettant d’augmenter sa résistance. Il existe des méthodes suivantes: flexion, traction, résistance au déchirement, à la rupture, à l’enroulement et la rigidité.

Grammage et volume (épaisseur)

Le grammage est le poids d’un papier au mètre carré ; l’unité utilisée est g/m². Si le grammage ne dépasse pas 200 g/m², il s’agit du papier, au-delà de cette valeur, on parle du carton. Ce terme est lié à l’épaisseur mesurée en microns. Elle permet de reconnaître la nature du papier.

Orientation et répartition des fibres

Lors de la formation de la feuille, les fibres prennent une orientation et une répartition. En fonction de la vitesse de la machine, les fibres se disposent conformément au sens du mouvement du tamis. Cela veut dire que le sens dans lequel le papier est déplacé sur la machine à papier est appelé sens machine ou sens des fibres. Si le papier est humide, il gonfle, s’étire et se plie dans le sens des fibres.
La direction de la disposition des fibres permet d’expliquer les effets suivants :

1. la résistance à la rupture est supérieure perpendiculairement à la direction de la disposition des fibres
2. l’extensibilité du papier est supérieure perpendiculairement à la direction de la disposition des fibres
3. si le papier est humide, les plis s’étalent dans le sens de l’orientation des fibres
4. le changement des dimensions en fonction de l’humidité de l’air est d’environ 1:10 pour la longueur et la largeur

Vu les raisons ci-dessus, l’orientation des fibres est très importante dans les traitements ultérieurs du papier. Pendant la production des bloc, le sens des fibres doit être parallèle au dos du bloc. Si non, l’humidification de la colle unissant le bloc entraînera l’étirement et, en conséquence, l’ondulation du bloc. Il est facile de déterminer l’orientation des fibres: il suffit de déchirer un petit bout de papier du côté court et du côté long.
Si cette déchirure est nette et droite, cela signifie qu’elle s’est faite dans le sens des fibres. Par contre, si celle-ci est oblique et irrégulière, elle était faite perpendiculairement au sens des fibres. Si ce court test n’était pas compétent, il suffira de mettre un morceau de papier sur un chiffon humide, et après quelque temps, vous verrez les rainures qui sont conformes au sens des fibres.

Vieillissement du papier

La résistance du papier au vieillissement dépend, en premier lieu, de la qualité des composants utilisés. En cas des produits de courte durée, comme par exemple journaux, emballages, etc., cette propriété n’est pas trop importante. Certainement, vous avez eu l’occasion de voir un journal jauni exposé aux rayons du soleil. Cela prouve que ce papier contient un grand pourcentage de bois. Le vieillissement du papier est un processus qui a lieu souvent dans les bibliothèques, les musées, mais aussi dans nos maisons. Chaque livre est exposé au vieillissement jusqu’à sa destruction complète. Ce lent processus est dû au sulfate d’aluminium qui est ajouté à la pâte pour précipiter la colle résineuse. À partir de l’acide résineux, après l’addition de la lessive, du savon de résine est produit. Le savon de résine, appelé aussi savon de colophane, se dissout facilement dans l’eau.
Sans sulfate d’aluminium, le savon de résine serait très vite lavé avec les eaux de rejet et l’encollage n’aurait pas eu lieu. Le sulfate d’aluminium, utilisé pour précipiter la colophane sur les fibres de papier, est un sel acide qui, en se combinant avec l’humidité de l’air, se retransforme en acide sulfurique. Les molécules de la cellulose sont formées de longues chaînes de glucides disposées de façon linéaire comme les perles dans un collier.
La cellulose est un polysaccharide. L’acide restant, en présence de l’humidité, décompose les fibres de la cellulose (on parle ici de l’hydrolyse acide), et le glucide qui en provient devient le milieu de culture des micro-organismes et des champignons.

Tous ces effets se manifestent de la façon suivante: Pas à pas, le papier perd de la blancheur et s’émiette facilement. Ce processus est si avancé que pendant le feuilletage d’un livre, celui-ci peut se déchirer en petits morceaux. Si le papier est gardé dans un milieu humide, il commence à sentir le moisi à cause de l’expansion des micro-organismes. On observe aussi les taches et les bords noircis. Ce processus mène souvent à la destruction des livres et des oeuvres précieux. Bien que le processus de la destruction du papier soit connu depuis longtemps, la colle de résine est toujours la plus utilisée. Pourtant, pour empêcher ces phénomènes négatifs, il est possible d’appliquer ce qu’on appelle encollage neutre qui est utilisé dans tous les types de papiers fabriqués par Hahnemühle.

Cet encollage n’est possible que depuis environ 20 ans et il est utilisé pour la production d’un papier très résistant au vieillissement. Pour prévenir l’effet du vieillissement, tous les types du papier d’art sont désacidifiés au moyen du carbonate de sodium et son pH égale au moins 7. Tous les types de papiers Hahnemühle sont désacidifiés avec du carbonate de calcium d’au moins de 4% et son pH oscille entre 7,5 et 9,5.