Papier et qualité

En termes de caractéristiques, nos papiers sont aussi diversifiés que vos exigences. Découvrez les processus de fabrication, les critères et l’assurance qualité, ainsi que les processus de contrôle.

Comment les papiers « à la cuve » sont-ils créés ?

Ce procédé est comparable à la technique traditionnelle manuelle de fabrication papier et permet d’obtenir une qualité irréprochable. Seuls les supports fabriqués à partir d’une machine à forme ronde peuvent être qualifiés de « véritables papiers à la cuve ». Sur certains papiers, on observe des filigranes et les bords à la cuve irréguliers caractéristiques de cette méthode.

La fabrication traditionnelle du papier sur machine à forme ronde commence au sein de la cuve, dans laquelle tourne un tamis cylindrique. Sont alors mélangés une eau de source pure, des fibres de papier et quelques autres ingrédients fortement dilués : une formule propre à Hahnemühle. Les fibres sont issues de coton graine (fibres de coton), ou de cellulose. Pour en savoir plus, consultez notre article « matières premières et propriétés des papiers Beaux-Arts ».

Dans la cuve, un cylindre de tamis rond tourne lentement et régulièrement. Le papier « voit le jour » à son sommet : les fibres s’y déposent de manière aléatoire et s’enchevêtrent pour former un non-tissé humide. Sur les véritables papiers à la cuve, les encres pourront « migrer » en toute liberté et créativité en raison de la disposition non ordonnée des fibres. Dans la production de papier, l’eau passe d’abord par le tamis, puis les feutres reçoivent le non-tissé encore très humide. Ils continuent d’acheminer le papier dans la machine, lui confèrent des finitions spécifiques sur les deux faces en fonction du type de support recherché, et drainent l’eau.

Sur le cylindre de tamis, on peut appliquer des filigranes et limiter les bords du papier à la cuve, qui est produit sous forme de feuilles. Ces derniers sont cousus sur le cylindre avec un fil de cuivre. Moins de fibres se déposent alors sur les parties en saillie du tamis. Le papier y est plus fin, laisse transparaître la lumière (au niveau du filigrane) et peut être déchiré. Ainsi, même un papier fabriqué à l’aide d’une machine peut présenter quatre bords à la cuve. Comment est-ce possible ? Le papier est plus fin au niveau des lignes de déchirure. En raison des différentes vitesses d’avance, le papier encore humide se déchire là où il est le plus fin dans la machine. La machine à forme ronde de Hahnemühle permet non seulement de fabriquer des feuilles, mais également des rouleaux de papier. Le papier à la cuve issu des rouleaux est découpé et transformé en blocs pour peinture de différents formats Beaux-Arts.

Avec une vitesse de seulement 4 à 15 m/min., la machine est relativement lente. Cette méthode de fabrication traditionnelle à l’identité manufacturière est néanmoins garante d’une qualité irréprochable. La machine à forme ronde permet d’obtenir des grammages compris entre 80 et 600 g/m2, c’est-à-dire des papiers Beaux-Arts allant du très fin au très résistant : du papier Ingres léger au support rigide pour aquarelle Leonardo.

 

 

Comment les papiers aquarelle Académie sont-ils créés ?

Ces papiers voient le jour sur notre machine à tamis long. Ce procédé de fabrication a pour particularité que toutes les fibres se déposent dans le sens de marche de la machine. Le comportement des encres aquarelle sur ce papier est prévisible et peut être maîtrisé.

La pièce maîtresse de la machine est un tamis en plastique plat, rotatif et sans fin. Un mélange composé d’eau de source et de fibres papier s’y répartit uniformément. L’eau passe par le tamis, les fibres de papier se déposent dans le sens de marche de la machine et s’agglomèrent pour former le papier. Avec cette machine, les feutres assurent également la suite du transport vers la machine. La bande de papier passe entre deux feutres placés sur des rouleaux chauffés à la vapeur. Elle est ainsi séchée et laminée. Les feutres d’Hahnemühle – en laine ou en fibres synthétiques et laine mélangées – confèrent aux surfaces des papiers leur texture unique. Vous pouvez ainsi être sûr que votre papier préféré présente toujours les mêmes propriétés.

Bon à savoir : Chez Hahnemühle, le marquage des feutres sur les papiers a lieu pendant la production; une caractéristique des véritables papiers Beaux-Arts qui doit attirer votre attention, car elle témoigne d’une identité manufacturière authentique. Les papiers aquarelle texturés après la production sont de moins bonne qualité.

Tous les papiers issus de la machine à tamis long sont délicatement séchés et laminés, contrôlés en continu, puis embobinés. La vitesse de la machine peut atteindre 105 m/min. La machine à tamis long de Hahnemühle produit non seulement des papiers Beaux-Arts, mais également des filtres et des papiers bruts de haute pureté destinés à la médecine et à l’industrie.

Critères de qualité

Selon l’utilisation prévue, les papiers de haute qualité doivent répondre à des exigences particulières. Cliquez sur un des liens suivants et découvrez ce qui confère tant d’excellence à nos produits parmi les différentes gammes.